26 mars 2021

Mars 2021, nouvelles de Slovaquie

 Ce n´est un secret pour personne, que nous souffrons depuis un an des retombées d´une pandémie qui est survenue telle une foudre tombant d'un ciel sans nuage, sans prévenir, sans que personne ne puisse imaginer un seul instant qu´une telle catastrophe est possible... 

Habituellement, nous essayons de présenter plutôt des images positives, quand il y a de l´action, de l´engagement, de l´espoir, de la vie... Tout compte fait, les images ci-dessous sont du même acabit. Même s´il ne s´agit pas de spectacles, ni de répétitions. Ce sont des images de la vie de tous les jours, la pandémie ici est une catastrophe secondaire, minime au regard des défis à relever tous les jours. 
 
L´habitat. Une question cruciale pour nos jeunes. Nous voyons alors naître une mini cité, faite de préfabriqués, de qualité déplorable, parqués à la va vite au dessus du bidonville, en pleine décharge, un bidonville naissant sur un bidonville...Roman est tout content d'avoir enfin pu faire venir un petit module et l'installer dans la "nouvelle cité". Il faudra une sérieuse remise en état, et peut être, du moins jusqu´a l´hiver prochain, il aura ou dormir avec sa femme, ses deux enfants, et le troisième qui est en route. 
 
Il serait illusoire de croire que l´on peut changer le cours des choses ici... Alors c 'est avec d'autant plus de conviction que nous revenons sur nos tournées, sur nos échappées estivales, lorsque nous étions logés comme des rois dans des festivals, que ce soit dans des gymnases, des Formules 1 ou même des châteaux, des vrais, comme celui de Buno à Gironville... 
Si c´était à refaire, on le referait tout de suite. 
Si on pouvait repartir, on partirait à l'instant même...   
 














 


12 décembre 2020

Répétitions en confinement

 
 
  
 
 
 
L'embellie a été de courte durée.

La Slovaquie, qui au début pavanait avec des scores pandémiques à faire pâlir d'envie le reste de l´Europe, a vite fait de rejoindre le club des chiffres affolants et des mesures à tout va...
Chaque jour apportait son lot  de restrictions, et nous avons dû, nous aussi,  battre en retraite.
Après encore quelques semaines insouciantes à remplir allégrement notre local de répétitions, on n'a pu faire autrement que se plier à la règle générale : arrêt total des activités. Ce n'était pas évident. Tous les jours des coups de fils : Quand est-ce qu´on reprend..? Que répondre ?!... 
Après un break de presque un mois, nous avons repris timidement, sans trop savoir jusqu'à quand. Et sous une forme toute différente.  Plus question de répétitions en grand, le temps est à la distanciation, minimisation de tout, sous toutes les formes. Les répétitions se font désormais en petits groupes de pas plus de 6 - 7 personnes, le plus souvent en extérieur, dans les osadas, que de temps en temps au local a Kežmarok, le tout sous la direction des anciens, Helena et moi étant en retrait physiquement.
Un petit miracle dans ce marasme, un projet du Ministère de la Culture vient  nous épauler dans cette passe difficile, le Ministère nous soutient dans ces activités en finançant partiellement ces répétitions non conventionnelles qui nous permettent de nous maintenir en activité et de ne pas rompre la dynamique que nous maintenons depuis maintenant une vingtaine d'années... 

Merci au Fond de soutien de la culture des minorités auprès du Ministère de la Culture de la République Slovaque.  

 

 












 
 









 


 

Été-Automne 2020

 Été - automne ont été sous le signe d'une légère détente. Nous avons pu poursuivre les répétitions, avec en prime deux petits spectacles vite fait, sans trop de monde, un en plein air et un autre dans une galerie de Poprad.
On essayait sans cesse de limiter le nombre de participants aux répétitions, mais sans succès, à chaque fois que l´on disait aux jeunes de venir à 10 - 12, on se retrouvait à 20 - 30, sinon plus.
Bon, tant que les chiffres (de cas positifs au pays) n´étaient pas trop mauvais, ça allait, comme on le voit sur les photos de Oliver Ondráš...